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Athalie

Encadré par

Michel Verschaeve, chanteur lyrique et docteur en musicologie

Où ? Quand ?

30 septembre (20h),
1er octobre (9h-12h),
7 octobre (20h),
8 octobre (9h-12h)
25 novembre (21h),
26 novembre (9h-12h et 15h-19h),
27 novembre (9h-12h et 13h30-17h),
2 décembre (21h),
3 décembre (9h-12h et 15h-19h),
4 décembre (9h-12h et 13h30-17h)
14 et 15 janvier (en journée) au MARQ (Musée d’Art Roger-Quillot)

Salle Georges Guillot
28, bd Côte Blatin
Clermont-Fd

Musée d’Art R. Quillot
Place Louis-Deteix
Montferrand

Représentations :
21 et 22 janvier
5 février

Tout en baroque

Athalie fut représentée en 1691 par les Demoiselles de Saint-Cyr d’une manière simple « épurée de passions dangereuses » faisant contraste avec Esther donnée deux ans plus tôt avec grand faste.

La pièce quittera son caractère confidentiel pour voler vers un succès jamais démenti au début de la régence et fit alors partie du répertoire de la Comédie Française à partir de 1716.

Depuis de nombreuses années Michel Verschaeve (La Compagnie baroque) intervient dans la saison culturelle universitaire, tant avec des spectacles que des cours de l’UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines (arts du spectacle) et des ateliers. Cette saison verra l’aboutissement d’une série de rencontres avec des étudiants, des musiciens de l’Orchestre Universitaire dirigés par Jean-Louis Jam, de la Chorale « Le Kiosque des chants » dirigée par Fabrice Maître, des solistes de Viva voce, l’atelier de décors dirigé par l’Atelier Artifice… En complicité avec le Musée d’Art Roger Quilliot et la Communauté de communes Billom-St-Dier.

Les ateliers aboutiront fin janvier et début février, à une Athalie en décors, en costumes, en gestique et en musique.

Le sujet d’Athalie est en fait très simple : c’est la gloire de Dieu par le triomphe de ceux qui le servent et la défaite de ceux qui lui sont opposés.
Mais Athalie est aussi une tragédie politique, il n’est donc pas étonnant que Racine, par les vers du Grand Prêtre, avance des propos très audacieux pour l’époque notamment sur les devoirs du souverain face aux droits du peuple mettant en évidence (dans l’acte IV) le besoin de réformes…

Ce véritable « chef-d’œuvre de l’esprit humain » comme le définissait Voltaire, ne peut livrer toute sa plénitude que dans une représentation prenant en compte un réel travail sur la mise en geste que réglait avec perfection Racine lui-même ainsi qu’une attention particulière sur la musique du mot correctement restitué avec les préceptes de l’époque. C’est bien évidemment l’enjeu de ce spectacle qui nécessite un travail en profondeur non seulement de recherche mais aussi d’application sur la restitution de la langue et de la mise en scène.

On pourra (enfin) entendre la musique des intermèdes signée Jean-Baptiste Moreau (notons à ce sujet que bon nombre de compositeurs et non des moindres comme Boieldieu, Haydn, Gossec, Mendelssohn et plus proche de nous Tony Aubin se sont « commis » dans cet exercice périlleux mais néanmoins passionnant puisque la musique est intégrée à la fin des actes, sublimant ainsi l’action et l’émotion).

Michel Verschaeve

Michel VERSCHAEVE est titulaire d’un premier prix de chant et d’art lyrique au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il fut élève à l’école d’art lyrique de l’Opéra de Paris. A la Sorbonne, il obtient un Doctorat consacré à « L’Acte du Chanteur aux XVIIè et XVIIIè siècles en France ».
Il est aussi commissaire de l’exposition « Figures de la Passion » à la Cité de la Musique de Paris.
Directeur de La Compagnie Baroque qui se produit à Utrecht, au Festival de Hollande, donne plusieurs spectacles notamment : Sévigné, Marquise des Arts & Les Fastes de Bacchus aux Festivals de Dijon, Pontoise, Mozart à Lille et aux Château de Versailles, Grignan, Cons la Granville, Lunéville, Compiègne, la Bastide de la Magalone à Marseille,et La Leçon de Chant de Bérard créée à Nancy.

Sa pratique de la gestique lui permet d’interpréter fidèlement les Cantates et Opéras Baroques. Il met en scène : Le Couronnement de Darius de Vivaldi, Le Combat de Tancrède de Monteverdi, Il Teatro alla moda ou la Venise de Vivaldi, Les Nuits de Sceaux de Bernier, l’Euridice de Peri, Armide de Lully, Dardanus de Rameau, Les Nuits Baroques au Château de Maisons-Laffitte et Un Après-Midi au Hameau de Marie-Antoinette en collaboration avec le Centre de Musique Baroque de Versailles. A l’Hôtel de la Monnaie de Paris il monte La Fausse Suivante de Marivaux avec en intermède les divertissements de Mouret, Barbe-Bleue d’Offenbach pour les Tréteaux Lyriques et met en scène Pomme d’Api et Amour, Amour quand tu nous tiens (d’après les fables et contes de La Fontaine) créé à Bruxelles.

Il chante en Europe et aux Amériques des Opéras tels que Xerxes de Haendel, La Flûte enchantée de Mozart et Les Amours de Ragonde de Mouret, Le Retour d’Ulysse de Monteverdi, Zoroastre, Les Indes Galantes et Platée de Rameau, Armide de Gluck, Sémiramis de Cesti, Siegmund dans La Walkyrie de Wagner etc. sous la direction de J.C. Malgoire, A. Curtis, G. Leonhardt, M. Minkowski, S. Kuijken, M. Pearlman, J-L Jam, P. Herreweghe, T. Koopman, C. Coin. On a pu aussi l’entendre dans Les Mamelles de Tirésias de Poulenc, Angélique de J.Ibert, Le Médecin malgré lui mis en musique par Gounod, La Rivière Perdue d’Alain Weber (Prix Italia), pour l’Opéra de Paris dans Carte Blanche à Vernet/Armand, musique de G. Aperghis et Potomak du groupe des Six, Pauvre Assassin de Graciane Finzi pour l’Opéra du Rhin. Il participe à la production de la Comédie Musicale Le Passe-Muraille qui a obtenu trois Molières, livret de Didier Vancauvelaert & musique de Michel Legrand.

Il donne de nombreuses conférences notamment à l’Université de Clermont II, à la Sorbonne (ParisIV), pour les Universités d’été de l’Education Nationale, à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués et aux membres de l’Association Française des Professeurs de Chant. Il participe en tant que pédagogue à de nombreux stages notamment au Brésil, au Centre Polyphonique de Paris, à Dinard, Rochefort, Castelnau, Nevers, Angoulême, Pontoise, au château de Fontainebleau et comme intervenant à la formation des chanteurs du Studio Baroque de Versailles et actuellement des chantres de la Chapelle Royale, de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris et de l’Opéra Studio de Genève.

Il fait éditer chez Lemoine des recueils pour Sopranos, Barytons et Basses de Lully, Rameau et Offenbach, ainsi que des extraits d’Orphée de Gluck et trois recueils d’airs d’Opérette. Il sort son livre édité chez Zurfluh : Le Traité de Chant et Mise en Scène Baroques guide pratique pour les chanteurs, comédiens, metteurs en scène et scénographes (préface de Gustav Leonhardt) qui en est maintenant à sa 3ème édition.

Ses derniers enregistrements discographiques chez Erato/ Musifrance :
Leçons de Ténèbres de Charpentier (4509-960376-2)
Messe et Motets de Giroust (2292-45024-2)
Les Comédies-Ballets de Molière/Lully (ECD75361)
Le Malade Imaginaire de Molière/Charpentier (245002-2)
Platée de Rameau (2292-45028-2)
Les Amours de Ragonde de Mouret (2292-45823-2) dir. : M.Minkowski
Divertissements pour les comédies de Marivaux de Mouret par La Compagnie Baroque Michel Verschaeve chez Assai / M10 (222042-MU-750)
Les Fastes de Bacchus, disque consacré aux Airs Sérieux et à Boire de BOUSSET chez Arion

Fabrice Maitre

Après une solide formation musicale en obtenant plusieurs Diplômes d’Etudes Musicales et prix de conservatoire (piano, analyse, écriture, chant et musique de chambre), Fabrice Maitre travaille d’abord comme pianiste accompagnateur. Il perfectionne ensuite ses études de chant et se consacre à l’art Lyrique. Il obtint le premier prix degré excellence du concours de musique et d’art dramatique Leopold Bellan à Paris, puis il est admis au Centre de Musique Baroque de Versailles où il se produit régulièrement à la Chapelle Royale du château de Versailles lors des « jeudis musicaux », ainsi que dans les concerts organisés par le centre de en France et à l’étranger.

En 2011 il intègre la compagnie créée par Gabriel Bacquier.

A l’opéra il interprète les rôles du comte Almaviva dans le Barbier de Séville de Rossini, Titus dans La Clémence de Titus de Mozart, Don Ottavio dans Don Giovanni de Mozart, Théière, Petit vieillard, et La rainette dans L’enfant et les sortilèges de Ravel, Edoardo dans La cambiale di matrimonio de Rossini, Peppe dans Rita de Donizetti. A l’opérette il est chez Strauss Johan Strauss junior dans Valses de Vienne au festival d’Aix les bains, chez Offenbach : Barbe Bleue dans Barbe Bleue, Paris dans La belle Hélène, Gardefeu et Le brésilien dans La vie Parisienne, Gustave dans Pomme d’Api, Larfaillou dans le Savetier et le financier, Guillot dans Le mariage aux Lanternes, mais aussi Gaston dans Les p’tites Michu de Messager.

Doté d’une voix souple et agile, d’un timbre subtil et émouvant, il donne de nombreux récitals et est souvent sollicité dans l’oratorio. Il a notamment interprété La petite messe solennelle de Rossini (en direct de la Radio Flamande), la Passion de Caldara (Festival de la Chaise Dieu – Dir. Antonio Florio), Carmina Burana de Orff, Le Messie de Haendel, le Stabat Mater de Schubert, Paulus de Mendelssohn, Nisis Dominus de Haendel, Israël en Egypte de Haendel, Beatus Vir de VIivaldi, la 9ème Symphonie de Beethoven, le Requiem et La messe du couronnement de Mozart, Le roi David de Honneger, la Messe Ste Cécile de Gounod, la Messa di Gloria de Puccini...

Gratifié d’une formation musicale et vocale très complète il étudie la direction de chœur et obtint le diplôme d’état de direction d’ ensembles vocaux. Il dirige le chœur de Billom Le Kiosque des chants, fonde le groupe de Gospel Amazing Singers qui se produit régulièrement dans tout l’hexagone, l’ensemble Da Camera consacré à la musique baroque, et l’ensemble vocal Viva Voce.

Il produit et écrit plusieurs spectacles (Les années folles, Le New Lyrique Boys Band, Feux partout, La Nixe de l’Etang) et crée la compagnie Accord Parfait.

Il se consacre également à la pédagogie du chant et obtint le Diplôme d’état de technique vocale.